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Test Xbox One de Tomb Raider Definitive Edition

Après de nombreux épisodes en dent de scie et des tentatives plus qu’infructueuses de reboot, Crystal Dynamics parvenait enfin, en mars dernier, à produire les tant attendues nouvelles aventures de Lara Croft, dans un Tomb Raider « Begins » digne de ce nom. Mettant en scène les débuts mouvementés de la jeune aventurière dans un périple à la frontière de l’horreur, le studio réussissait à humaniser la légendaire Lara Croft et à adapter la licence aux codes des jeux d’aventure/action modernes. Toujours aussi belle mais beaucoup moins expérimentée, la jeune femme en bave sur cette île et c’est en lettre de sang que s’écrivent les premiers instants de sa légende. Mais se limiter à dire que studio a réussi son pari est un peu faible, tant le jeu se révèle spectaculaire que ce soit en terme d’esthétique, de gameplay, d’ambiance et de rythme, renouvelant à merveille la saga tout en en conservant l’ADN.

Tom Raider un jeu à fort succès

Depuis maintenant quelques temps, la majorité des jeux à succès possède leurs lots. De nombreux mois après leur sortie, ces mêmes jeux ressortent alors sous la forme d’un « Game Of The Year », au prix très attractif, séduisant les derniers frileux qui ne s’était jusqu’alors pas laisser tenter. Et, Tomb Raider ne fait pas exception à la règle. Pourtant, son contenu additionnel est plutôt maigre, en tout cas pour justifier une telle édition. Heureusement, elle trouve un écho particulier avec la sortie des nouvelles générations de consoles, le jeu comprenant non seulement quelques bonus bien sentis, mais bénéficie surtout d’un lifting fort attrayant. Son nom, Tomb Raider Definitive Edition et c’est sur PS4 et Xbox One.

On vous en parlait à l’époque de notre test en mars, ce nouvel opus de la saga Tomb Raider, récupéré par Square Enix fait tout pour se mettre à la page et concurrencer la licence qui ces dernières années à tout changer, à savoir Uncharted. Lui-même influencé par la célèbre licence d’Eidos, le jeu de Naughty Dog, transformait les aventures archéologiques de Lara Croft en blockbuster Bigger Than Life. Digne héritier d’Indiana Jones, Nathan Drake est moins subtil que l’héroïne de Tomb Raider, mais il est particulièrement efficace. Nécessairement donc, ce nouveau Tomb Raiderdevait marcher sur les traces de l’intrépide aventurier. On retrouve évidemment les trois ingrédients qui ont toujours fait les bons Tomb Raider, c’est-à-dire l’action, les énigmes et les phases de plate-forme. Alors certes, les énigmes, ici sont quasiment toutes enfantines et l’action occupe une large place dans l’aventure, mais cela n’entache jamais l’expérience du joueur, en partie grâce à l’ambiance exceptionnelle du jeu, plus horrifique que dans les derniers opus et renouant avec l’atmosphère des premiers jeux sortis à l’époque sur la console de Sony.

Une mise en scène dans le jeu spectaculaire

La mise en scène s’en trouve particulièrement améliorée, cherchant sans cesse le spectaculaire. Les choix de cadrages durant l’aventures scotchent le joueur à son écran et lui offre, lors des quelques moments de répit du récit des panoramas sublimes. Le studio à vraiment su s’inspirer du meilleur du travail de Naughty Dog pour nous proposer une esthétique somptueuse et une mise en scène époustouflante. Forcément donc cette « Definitive Edition » profite d’un bien meilleur rendu sur la nouvelle génération de consoles.

L’écart technique entre les deux générations de consoles est comparable à celui existant déjà sur les deux versions d’Assassin’s Creed IV : Black Flag. Chargé de l’upgrade, United Front Games peut être fier d’avoir réalisé un superbe travail. Les textures sont très agréables, beaucoup plus crédibles, grâce à un lissage de qualité. Les couleurs sont particulièrement impressionnantes et les jeux de lumières saisissants. Les flammes, au cœur du gameplay, étaient déjà impressionnantes dans la version current gen, mais prennent ici une toute autre dimension. La gestion des décors est également bien plus crédible. Tout est beaucoup plus dense et fourmille de détails. La faune et la flore, déjà très vivante, s’animent ici de façon particulièrement réaliste en tenant compte de la météo. Effets de vent, de brume, etc., font leur apparition, de même que les éléments de l’équipement de Lara bougent en fonction de ses déplacements (flèches dans le carquois). Et oui, parce que si l’environnement à subit un jolie petit lifting, permettant au joueur d’apprécier à leur juste valeur les nombreux money shot du jeu, c’est avant tout Lara qui a eu droit au plus gros ravalement de façade. Son visage est plus fin, plus expressif, ses traits sont plus affinés, quant aux effets de lumière ou de salissure ils apparaissent bien plus crédibles.

Toutefois, quelques ombres viennent ternir le tableau. Le denier né de chez Crystal Dynamics reste avant tout conçu  pour les consoles de la génération précédente, en témoignent de rares mais désagréables séquences aux creux des vagues ou sur quelques rochers aux formes très peu naturelles.  Mais le plus désagréable reste avant tout les effets du « TressFX », technologie spécialisée dans l’animation des cheveux et qui n’arrange pas vraiment la calamiteuse modélisation des cheveux de Lara, créant un horrible effet « huile ». Pour les cheveux, ce n’est pas gagné encore ! Espérons seulement que pour le prochain opus les développeurs règlent ce problème capillaire particulièrement déroutant.

En outre, lors de son passage sur nouvelle génération Tomb Raider profite de quelques fonctionnalités supplémentaires comme l’utilisation de Kinect pour aller dans le menu principal, en sortir, changer de type de munitions à la voix et manipuler les artefacts trouvés à la main, ou encore le zoom sur la carte grâce au pad tactile de la PS4 et la lecture de certain fichier audio sur le micro de la DualShock 4. Rien de bien folichon, mais le tout reste assez sympathique.

La Definitive Edition contient également quelques petits bonus sympathiques. On retrouve tout d’abord les différents DLC sortis depuis mars 2013, comme les trois maps multi-joueurs, le tombeau de l’aventurier (assez long et très agréable, renouant avec l’esprit des premiers Tomb Raider) et six costumes alternatifs pour jouer à la poupée avec notre chère Lara Croft. Le reste, c’est avant tout du fan service, comme les versions digitales de l’artbook et du comic sorti chez Dark Horse servant de préquelle à l’aventure, mais aussi les six épisodes du Making-of qui avaient accompagné la promotion du jeu (proposés en anglais uniquement).

Published in Jeux vidéo

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