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Shadows Of The Colossus Classics HD collection

Lors de sa sortie en 2006 sur PS2, Shadows of the Colosus avait connu un faible succès commercial malgré le fait qu’il ai été accueilli  par les critiques on ne peut plus positivement. Remasterisé sur PS3 avec ICO, mérite il encore le nom de chef-d’oeuvre ? Je me dois de préciser que lors de sa sortie, je ne jouais pas encore et n’ai donc pas pu le tester, je le découvre entièrement sur cette compilation. D’ailleurs le jeu est totalement différent du précédent jeu de la Team Ico, Ico, avec une dimension toujours aussi poétique mais beaucoup plus épique.

Le jeu Shadows Of The Colossus

Alors, qu’en est-il de la remasterisation ? Orchestré par BluePoint Games avec l’aide de Sony « God Of War III » Santa Monica, le jeu est maintenant en Full HD et  3D , dernière option que je n’ai malheureusement pas pu essayer. Par contre, la Full HD est assez impressionnante, car même si à tout moment nous savons jouer à un jeux techniquement (et seulement techniquement) daté, aucunement on a l’impression de jouer à un jeu PS2. Non parce que Sons Of Liberty ou PES 6 sur une Full HD 32″, ça calme mamie, j’en ai fait l’expérience il y a peu ! Ainsi aucun ralentissement présent, mais bel et bien de belles couleurs et une sensation d’immensité. Ne vous attendez pas non plus à Uncharted 3, car notre cheval est rectangulaire et les animations font pâles figures, mais graphiquement les plaines et les colosses nous donnent une impression singulière d’écrasement continuellement !  Bon par contre le fait de pouvoir zoomer dans les cinématiques est assez étrange, surtout qu’imprécis. D’ailleurs la gestion de la caméra est à mes yeux un des rares (voire le seul) défaut du jeu.

Quittons les fioritures techniques pour nous consacrer au meilleur du jeu : ses choix scénaristes et sa poésie omniprésente. Car le scénario pourtant simple est d’une poésie rare pour un jeu-vidéo. Incarnant un jeune homme, Wanda, tentant de sauver sa fiancée, notre but est lui aussi simple en apparence : abattre 16 Colosses de pierre situés aux quatre coins d’un monde aussi dépeuplé que varié et dangereux. Il n’y a donc que 16 ennemis tout le long du jeu qui fait quand même une dizaine d’heure, dont nous devons atteindre leur crâne pour les achever. Tout le moteur du jeu est la manière de tuer les colosses, aussi variée que ces derniers, et toute la poésie se situe dans leur chute. Car la poésie du jeu n’est pas seulement sont scénario digne d’un conte : même s’ils essaient de nous écraser sous leur poids, difficile ne pas se sentir coupable d’un tel massacre lorsqu’ils s’écrasent sur le sol de tout leur poids ! Et puis la fin est d’une beauté rare, dont on se souvient parmi toutes les fins de jeu. Le character design est lui aussi particulier : aucun colosse ne ressemble au précédent, que ce soit l’apparence en elle-même ou la manière de les vaincre : une fois que l’on a compris, c’est assez simple, mais il faut du temps pour la réflexion ^^.

La musique du jeu

Difficile aussi sinon impossible ne pas parler de la musique : sublime à tous les moments, soit épique soit romantique, elle participe grandement aux sensations éprouvées pendant le jeu, tel les plus grands. Bon le gameplay a lui aussi un peu vieilli : maniabilité assez rigide, sauts approximatif, caméra gérée bizarrement comme précisé plus haut … Enfin c’est une tache ardue de parler d’un tel jeu à l’écrit, car il y est plus question de sensation tout le long. Car ses innombrables qualités surpasse ses rares défauts, surtout techniques, et inutiles de passer par quatre chemins : ils mènent tous à une conclusion simple ;

Shadows Of The Colossus est un chef d’oeuvre.

Note : 19/20 (pour le jeu)

Published in Jeux vidéo

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