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Le Jeu vidéo L.A. NOIRE

Après une attente de 6 ans et un développement infernal récupéré par Rockstar, l’unique jeu de la Team Bondi a été attendu de pied ferme par de nombreux joueurs ! Avec un concept si original et inédit, est-il un grand jeu digne de la mythologie Rockstar ? Assez, oui.

L.A. Noire un jeu digne des meilleures !

Nous incarnons un vétéran de la Seconde Guerre Mondiale ayant reçu la Silver Star, Cole Pheps, reconverti en policier dans une Los Angeles d’après guerre où le rêve américain et les trafics en tout genre sont les maîtres mots, dans une ville ou la corruption est plus que jamais présente. Au départ simple flic parmi d’autres, il monte lors de notre aventure à la fois en grade et dans notre estime. Premier point fort du jeu : son immersion. Dès la cinématique d’intro, dès même le menu, tout est disposé pour nous plonger dans la cité des anges. La ville est entièrement modélisée, d’Hollywood au fleuve -sec- célèbre et présent dans moult films, récent (Drive, Time Out) ou moins (Terminator 2), des voitures d’époque aux personnages et affaires célèbres en passant par les objets. Oui, L.A. Noire est fabuleusement réaliste, et les visages le sont tellement grâce à la motion capture que les corps paraissent étrangement modélisé. Autre point fort, sa mise en scène. Parfois proche -trop ?- d’un film, sa narration est excellente, encore plus vers la fin ! Nous voilà au point qui fâche : la première partie du jeu est inégale, le scénario reste assez flou et les enquêtes sont répétitives. Par exemple pendant une partie, s’inspirant du Dahlia Noir, toutes (ou presque) les enquêtes se résumeront à fouiller des cadavres (ici de femmes) et interroger des suspects sans grand intérêt, contrairement à la seconde partie du jeu (plus de la moitié) où les ficelles scénaristiques se dévoilent et où les protagonistes sont beaucoup plus travaillés et plus touchants. La dernière partie du jeu, Incendies Criminels, est sûrement la plus intéressante, voire troublante par moments. Mais ne vous inquiétez pas, les enquêtes ne sont pas si ennuyeuses qu’elles peuvent le paraître à l’écrit, et possèdent des moments d’actions, ou calmes lors des trajets en voiture avec du Jazz en Surround et des discussions avec votre coéquipier. D’ailleurs, si vous n’avez pas envie de tout le temps conduire, ce dernier peut le faire à votre place. Pour en revenir aux moments d’action, il sont assez plaisants et peuvent se terminer en fusillade ou même en course-poursuites grisantes ! Malgré tout ne vous attendez pas à du Red Dead Redemption, auquel on voue un véritable culte, le tout reste assez dirigiste.

Le GamePlay du jeu vidéo

Parlons du gameplay : même s’il peut être assez dirigiste lors des actions, nous évoluons avant tout dans un monde ouvert. Et qui monde ouvert dit nombreux à-côtés ! Pas autant que dans RDR ou GTA IV, mais on peut tout de même se balader librement dans tout L.A., et résoudre 40 délits, découvrir 30 monuments et 95 voitures ou trouver 50 bobines de films en plus des 15h de jeu « normales » . Côté XP, nous montons en grade en résolvant des enquêtes avec réussite (entre 1 et 5 étoiles) jusqu’au niveau 20, en gagnant au fur et à mesure des points d’intuition. Ici aussi on se heurte à un petit problème : les enquêtes ne sont pas extrêmement difficiles, surtout si ne vous cherchez pas à avoir forcément 4 ou 5 étoiles, car même si vous les ratez complètement le jeu se poursuit. Bon c’est totalement ridicule à mes yeux, vous ne monterez pas de grade et il n’y aura pas ces auto-satisfaction de réussir parfaitement une affaire … Et pour ne pas être lourdement pénaliser lors de votre rapport, évitez de conduire à la Gran Theft Auto, en faisant trop de dégâts matériels ou en étant agressif envers les citoyens de L.A. Pour en revenir à la difficulté, vous serez assez dirigé lorsque vous relèverez des indices avec un tintement, les scènes de crime seront rayés sur votre carnet une fois finies à 100 % et les interrogatoires ne sont pas impossibles une fois l’art et la manière acquise. Et du côté du gameplay pur et dur, on retrouve les bases de chez Rocktar : même système de visée que RDR et même système de conduite que GTA, autant dire que l’on a affaire à du très bon, même si on peut y trouver deux ou trois défauts.

Ainsi, non, L.A. Noire ne frôle pas la perfection contrairement à ses grands-frères. Et oui, il peut être répétitif à ses débuts et ne pas plaire à certains. Mais malgré tout, il se démarque des autres jeux, et entre sa mise en scène du tonnerre, son ambiance inédite, sa musique sublime et sa fin incroyable, L.A. Noire est plus qu’un jeu : une expérience !

Published in Jeux vidéo

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