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Critique BluRay L’étrange Noël de Mr Jack

Bonne année de CobbChopper et Cariboull ! 3 ans, 100 artistes, 76 minutes ainsi que 18 petits millions de dollars, c’est ce qu’il aura fallu à Tim Burton pour que The Nightmare Before Christmas soit porté sur grand écran (enfin, Tim Burton a laissé la réalisation à Henry Selick, car le monsieur était assez occupé avec Batman : Le Défi (Batman Returns)). Et même si le film n’a pas -du tout- connu le succès escompté, il constitue un des (le ?) meilleur Tim Burton à ce jour, un conte-musical culte, véritable chef d’oeuvre d’animation stop-motion (voire animation tout court).

Critique Artistique de L’étrange Noël de Mr Jack

Jack Skellington, le roi des citrouilles, mène une vie (ou une mort ?) est bien monotone au pays d’Halloween. Il décide donc de faire kidnapper le père noël et de prendre sa place !

Imaginée par Tim Burton alors qu’il travaillait encore à Disney, et déclinée en poème, l’histoire a tout du bon film de Noël, ici mixé avec l’univers du frétillant bonhomme. Ainsi, rien que les personnages valent le détour : colorés, sombres, joyeux ou triste, même les second rôles ont bénéficié d’un travail sans égal ! Que ce soit un maire à double face ou Oogie le sac-à-bonbons (?), nous sommes immergés à 200 % dans cet univers durant une petite heure. Car le film reste assez court, à l’instar de son héritier, Les noces funèbres, ce qui ne gâche nullement ses qualités.

Mais à même titre que l’univers, les chansons (écrites et jouées par Danny Elfman, qui prête également sa voix lorsque Jack chante) sont un pur régal. Je déteste littéralement les chansons dans les dessins animés la plupart du temps : que ce soit dans les classiques Disney ou dans le récent Rebelle, difficile de rester dans la pièce. Mais ici, hors de question de fuir de son bed-cinéma : les morceaux s’acèrent sublimes, et je les écoute en boucle depuis que j’ai le BluRay. Dès le début, nous sommes fixés avec This is Halloween, mais on peut aussi citer de tête The Sandy Claws ou What’s it !, qui je vous l’assure resteront logés un bon moment dans votre crâne. Et même si le film est produit par un Disney voulant changer d’image, on évite l’habituel mièvrerie  omniprésente -tant mieux.

Rendons aussi à César ce qui lui appartient : l’animation image par image (« stop motion ») y est aussi pour beaucoup, et les artistes ayant oeuvré sur L’étrange Noël ont su redoublé de patience et de passion pour nous livrer un aussi beau spectacle visuel. Les de 200 décors et 80 personnages en miniature semblent bien vivants une fois animés, même s’ils sont plutôt morts.

Un film familial qui ne lasse jamais ! Merci Tim Burton

Critique technique : 

Image : De ce côté, on a droit à du très bon : les couleurs sortent littéralement de l’écran, on peut apercevoir les moindres détails des marionnettes, les textures sont on ne peut plus nettes, le débit vidéo est vraiment élevé (30/35 Mbps !), aucun grain gênant Une image 5 étoiles sans défauts, what else ?

Son : On atteint ici la quasi-perfection dans la langue de Shakespeare. Passons sur le DTS de la VF (qui honnêtement s’en sort bien), que je n’ai pas entièrement écouté étant donné que le meilleur visionnage de cette oeuvre se fait en VO, que ce soit pour les scènes Broadway-esques ou les savantes voix des personnages.

On a donc droit à du sympathique Dollby True HD 7.1. côté VO. En plus d’être claire, nette et précise et d’une puissance étonnante cette piste s’en sort sans broncher, avec 1h de Surround quasi constant, aux effets gauches/droites savamment dosés, histoire de nous plonger en plein coeur de la BO de Danny Elfman.

Bonus : Commentaires audio, documentaire sur « La maison de Jack » (11 min), poème original lu par Christopher Lee (11min aussi), scènes coupés, storyboards, tests d’animations, affiches, making of de 30min, ainsi que les deux premiers courts métrages de Burton.

Bref, de quoi contenter les fans les plus durs, même si le making of est plus court que prévu (« 6 parties », c’est vrai, mais de 5 min chacune !), la présence du poème lu par Chritopher Lee accompagné de dessins originaux de Tim Burton ainsi que Vincent (5min) et Frankenweenie (l’original, en « live », de30 min) sont incontournables !

Published in Films

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